Les femmes ont eu le soutien du député Philippe Fait lors d’un petit-déjeuner à Montreuil-sur-Mer

Philippe Fait a souhaité mettre en avant le rôle de chaque femme élue dans sa circonscription à l’occasion du rendez-vous annuel de la Journée internationale des droits des femmes. Lors d’un petit-déjeuner à Montreuil-sur-Mer, elles ont évoqué leur vie en tant que maire de commune.

Dans l’ambiance conviviale et chaleureuse du salon de thé montreuillois, La Rodière, mais aussi d’un petit-déjeuner gourmand, le député de la quatrième circonscription du Pas-de-Calais, Philippe Fait a réuni quelques élues pour échanger, partager les avis et donner des idées sur la place de la femme dans la société mais aussi et surtout le rôle qu’elle joue au quotidien à la tête d’une commune.

Journée internationale des droits des femmes

Le choix de cette date ne s’est pas fait par hasard. Le député a souhaité parler de cette cause à l’approche de la Journée internationale des droits des femmes dans le monde du 8 mars. D’abord, le député, entouré de maires de sa circonscription, a fait un bilan chiffré des places occupées par les femmes dans la société : « La place de la femme dans l’action publique, au niveau mondial ce sont 23 pays sur 193 qui sont gouvernés par des femmes. Ce qui représente 6,6 %, commence l’ancien maire d’Étaples-sur-Mer, au Parlement c’est en progression aussi puisque 37,6 % occupent un siège ». Il reconnaît qu’il n’y a pas encore la parité mais que les choses changent. « D’ailleurs, c’est une femme qui est présidente de l’Assemblée Nationale, Yaël Braun-Pivet et la deuxième fois que nous avons une Première ministre, Élisabeth Borne, après Edith Cresson », ajoute Philippe Fait.

L’explication chiffrée du député réjouit les sept maires rassemblées et chacune se souvient que les droits des femmes sont une véritable révolution pas si ancienne : « Les femmes n’ont des droits que depuis Giscard, commente Karine Delannoy, maire de Blingel, le salaire était versé au mari. Il y a un rattrapage à faire sur les droits car ils sont très récents ».

Maire, une vie à 100 à l’heure

Le quotidien d’un maire, qu’il soit une femme ou un homme, est assez mouvementé avec des affaires à gérer en permanence. « Nous sommes directement mis dans le bain avec les affaires courantes et nous ne sommes pas toujours prêtes », lance Geneviève Margueritte, maire de Lefaux depuis 1989. « Quand on est une femme, il est quand même difficile d’imposer ce que l’on veut faire. Il faut toujours se justifier alors que si c’était un homme les choses seraient différentes », poursuit Christiane Girard, maire de Brévillers.

Avec une vie déjà bien chargée quand elles sont mères de famille, quand elles ont un emploi et d’autres obligations, se lancer dans le défi d’élue locale demande beaucoup d’investissement et de concession : « J’ai deux enfants et je travaille à 40 kilomètres de ma commune. Ce n’est pas facile de concilier les deux, souligne Isabelle Quenehen, élue à la mairie de Buire-le-Sec, cette semaine j’ai eu cinq réunions, alors j’ai demandé cinq demi-journées ».

Parmi elles, certaines en sont à leur premier mandat de maire de petite commune. Elles ont été élues en 2020. C’est donc un début de carrière politique complexe avec la pandémie de Covid, la guerre en Ukraine ou encore l’inflation.

Oser se lancer

« Ma première réaction était de me dire que je n’y arriverai jamais, lance Maryse Jumez, maire de Recques-sur-Course et élue au département, j’étais persuadé que je ne serais pas à la hauteur du poste que l’on me proposait au département ».

Au fil des années, de nombreuses femmes se sont lancées parce qu’elles ont osé. Un élan qui devrait se poursuivre pour, peut-être un jour, atteindre la parité parfaite.

L’article complet sur Le Journal de Monteuil.

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