Le petit déjeuner berckois du député avec les anciens combattants

Dans le cadre de ses rencontres de proximité, Philippe Fait a convié les associations patriotiques à une réunion publique au sein de l’établissement « Chez Mireille »

Il fallait être matinal, ce vendredi 13 décembre, pour aller à la rencontre du député Philippe Fait.

Le parlementaire, dans le cadre de ses rencontres avec les citoyens, avait en effet convié les associations patriotiques de Berck et des villes alentours à une réunion publique au sein de l’établissement « Chez Mireille. » Face à lui, une trentaine de personnes autour de la table.

La veille, c’était Rimboval, la semaine précédente Cavron-Saint-Martin. Philippe Fait a déclaré au début du petit déjeuner berckois « La proximité, c’est ma boussole », et a présenté son équipe, composée de Martin Gosselin attaché parlementaire, accompagné de Nils, étudiant en master et Eva, élève de 3e du collège Notre-Dame, tous deux étant stagiaires.

Au même moment, Bayrou devient premier Ministre

Même si, au même moment sur les écrans de télévision, l’actualité nationale battait son plein, très peu voire pas du tout d’allusions au changement de Premier ministre ont été faites. La préoccupation des convives était principalement l’avenir des Anciens combattants. Ils sont venus de Verton, Groffliers, et bien sûr Berck pour écouter le député et être écouté de lui.

La parole a circulé et Patrick Tison, trésorier des anciens combattants et victimes de guerre de Berck et environs, a pris la parole pour la garder une grande partie de la réunion : « On s’adresse au sénateur sans réponse, alors on espère que ce sera différent avec vous ! » avant d’entrer dans le vif du sujet : la maison du combattant de Berck-sur-Mer. « Nous sommes propriétaires de cette maison mais nous ne devrions pas payer de taxe foncière sur ce bien qui nous appartient. 450 euros par an, nous sommes 35 inscrits à 15 euros la cotisation annuelle. Et la mairie ne nous donne que 300 euros par an de subvention. Une fois qu’on a payé des gerbes pour les commémorations, comment faire ? La mairie a 500 000 euros pour construire un boulodrome mais donne 300 euros aux anciens combattants ! » En marge de la réunion, Philippe Fait précisera que «certaines affaires doivent rester dans le cadre municipal et je ne peux pas empiéter sur les pouvoirs du maire. »

Philippe Fait a entendu ces doléances, en indiquant qu’il existe le FDVA (Fonds de développement de la vie associative), et en s’engageant également à interpeller le ministre concerné une fois que celui-ci sera connu, au sujet de la taxation d’associations.

Le trésorier a insisté sur ses préoccupations, telles que l’entretien de la mémoire : « On a fait des choses pour la France, on a travaillé pour la France, mais il faut entretenir ces choses-là. Il faut remettre un régiment dans le Pas-de-Calais ! » Nous avons demandé au président, Donatien Desmaretz, s’il partageait l’avis de son argentier, la réponse fut brève : « Pas de commentaires sur cette réunion. »

Les jeunes du Montreuillois travaillent sur les fusillés du Mont Valérien

Autour de la table la préoccupation des journées commémoratives est venue également, avec un débat sur le regroupement de toutes les journées en une seule. « Les gens s’épuisent, il y a de moins en moins de monde. Les élus ne montrent pas l’exemple, ils sont bien peu sur un conseil municipal à venir » pouvait-on entendre. Pour les uns, une seule journée pour résumer tous les hommages permettrait de réduire les coûts. Pour les autres, à l’instar d’Yves Lejeune, ces journées permettent de « faire travailler la mémoire. Et cela fait partie des programmes scolaires ! Actuellement les élèves de Notre-Dame à Berck et Saint-Joseph à Etaples travaillent sur les fusillés du Mont Valérien. »

Article complet ici : https://www.nordlittoral.fr/231119/article/2024-12-13/le-petit-dejeuner-berckois-du-depute-avec-les-anciens-combattants 

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